Sommaire
00:00 Introduction et importance du dépistage
00:32 Statistiques du cancer colorectal en Suisse
01:03 Formation et évolution des polypes
02:01 Progression et impact du dépistage
03:09 Facteurs de risque et prévention
04:15 Dépistage en Suisse : tests FIT et coloscopie
05:17 Critères d’éligibilité et exclusions
06:19 Comparaison des méthodes : avantages et limites
08:49 Efficacité du dépistage sur 10 ans
09:53 Parcours des patients dans le programme de Genève
10:58 Résultats depuis 2019 et impact sur la détection des cancers
11:30 Perspectives : auto-inclusion et dépistage personnalisé
Résumé
Le dépistage du cancer colorectal est un enjeu majeur de santé publique en raison de sa forte prévalence en Suisse, touchant environ 4 500 personnes chaque année, avec un taux de mortalité encore élevé. Ce cancer se développe progressivement à partir de polypes adénomateux, qui, dans une faible proportion, évoluent en adénocarcinomes invasifs sur une période de 10 à 15 ans. Le diagnostic précoce est crucial, car la survie à 5 ans est de près de 100 % pour un cancer au stade 1, contre moins de 20 % au stade 4.
Le programme de dépistage organisé en Suisse repose sur deux méthodes principales : le test FIT, qui détecte le sang occulte dans les selles et doit être répété tous les deux ans, et la coloscopie, qui permet un dépistage plus précis avec un intervalle de 10 ans mais présente des contraintes logistiques et un risque de complications. À Genève, le programme inclut un large réseau de professionnels et couvre les personnes de 50 à 69 ans, résidentes ou frontalières assurées à la LAMal.
Depuis 2019, plus de 8 600 personnes ont été dépistées annuellement, avec un taux de positivité du FIT de 4 à 6 %. Ce programme a permis de détecter 68 cancers et plus de 5 000 lésions précancéreuses, soulignant son impact préventif. Les perspectives incluent l’auto-inclusion en ligne pour le test FIT et une approche personnalisée du dépistage en fonction du niveau de risque individuel, afin d’optimiser les ressources et de cibler les populations les plus à risque.