Sommaire
00:00 Introduction et présentation du sujet
00:31 Définition de l’ADN tumoral circulant et des biopsies liquides
01:06 Le ctDNA comme biomarqueur pronostique
02:13 Techniques d’analyse
03:52 Importance des aspects pré-analytiques
05:04 Applications cliniques et valeur pronostique du ctDNA
07:23 Impact du ctDNA sur la surveillance post-opératoire
09:22 Études en cours et implications thérapeutiques
11:20 Utilisation potentielle pour affiner la chimiothérapie
12:43 Limites et défis : standardisation, coûts et validation clinique
13:30 Conclusion et perspectives
Résumé
Cette présentation explore les avancées récentes en pathologie moléculaire, en particulier l'utilisation de l’ADN tumoral circulant (ctDNA) et des biopsies liquides dans le cancer colorectal. Le ctDNA est un biomarqueur détectable dans les fluides biologiques, offrant une approche peu invasive pour surveiller l'évolution tumorale et ajuster les traitements.
Les techniques utilisées pour analyser le ctDNA incluent la PCR digitale (dPCR) et le séquençage de nouvelle génération (NGS), avec des méthodes ultra-sensibles désormais accessibles en laboratoire. Ces outils permettent de détecter des mutations spécifiques, des variations de nombre de copies ou encore des altérations épigénétiques.
D'un point de vue clinique, la détection du ctDNA en post-opératoire est un facteur pronostique fort, associé à un risque accru de récidive. L’étude GALAXY-CIRCULATE illustre cette corrélation : les patients avec un ctDNA détectable après chirurgie ou chimiothérapie présentent une probabilité de rechute plus élevée.
L’intérêt du ctDNA réside également dans son potentiel pour guider les stratégies thérapeutiques. L'étude DYNAMIC, menée chez des patients avec un cancer colique de stade II, a montré que l’utilisation du ctDNA pour orienter la chimiothérapie adjuvante permettait de réduire l’exposition aux traitements inutiles sans compromettre la survie. Toutefois, des études interventionnelles plus robustes sont encore nécessaires avant une intégration généralisée dans les recommandations cliniques.
D'autres applications potentielles incluent la détection précoce des métastases, l’ajustement du suivi en watch-and-wait après radiothérapie pour le cancer rectal, ou encore le ciblage plus précis des interventions chirurgicales.
Malgré des perspectives prometteuses, des défis demeurent, notamment la standardisation des protocoles, le coût élevé de ces tests, et la nécessité d’études complémentaires pour valider leur impact sur la prise en charge des patients.