Sommaire
00:00 Introduction et cas clinique d’une assistante médicale enceinte
01:12 Trois casquettes possibles pour le médecin au cabinet
04:10 Contexte en Suisse : participation au travail des femmes enceintes
05:08 Risques professionnels reconnus pour la grossesse
06:29 Effets sur la santé maternelle et fœtale
08:03 Cadre légal suisse : Loi sur le travail et ordonnance maternité
08:59 Activités pénibles ou dangereuses selon la réglementation
11:03 Aménagements du temps de travail et horaires interdits
12:05 Dispositions autour de l’allaitement et des pauses
14:12 Protection contre le licenciement pendant la grossesse
16:06 Obligations légales de l’employeur et analyse de risque
20:51 Rôle du médecin traitant dans l’évaluation de l’aptitude
22:12 Différence entre inaptitude professionnelle et arrêt maladie
25:28 Suivi continu par le médecin traitant durant la grossesse
30:39 Outils disponibles et ressources pratiques
33:04 Conclusion : importance de connaître et appliquer la loi
Résumé
La vidéo aborde en détail la protection de la maternité au travail dans le contexte médical, en particulier dans les cabinets. Elle distingue trois cas de figure : la patiente enceinte, le personnel enceinte du cabinet, et la médecin enceinte elle-même, avec une réglementation qui s’applique selon le statut salarié ou indépendant.
En Suisse, l’exercice professionnel en soi ne représente pas un danger pour la grossesse, mais certains facteurs de risque sont identifiés : expositions physiques (rayonnements, bruit, vibrations), chimiques (produits reprotoxiques, tératogènes), biologiques (micro-organismes), contraintes posturales (travail debout, port de charges), horaires pénibles (travail de nuit, absence de pauses), et facteurs psychosociaux.
Une méta-analyse récente montre un lien entre charge physique élevée ou travail >40h/semaine et un risque accru d’hypotrophie fœtale. Des études démontrent également que l’adaptation du poste de travail réduit la prématurité et l’absentéisme.
La loi suisse (Ordonnance sur la protection de la maternité, OProMa) impose aux employeurs une évaluation des risques professionnels, une adaptation du poste, voire l’éviction en cas d’impossibilité d’aménagement. Un certificat d’inaptitude temporaire peut être délivré par le médecin traitant si les conditions ne sont pas réunies. Dans ce cas, l’employeur reste tenu de verser 80 % du salaire jusqu’à mise en conformité.
L’analyse de risque doit être menée par un spécialiste en santé et sécurité au travail (médecin du travail, hygiéniste, ergonome), formalisée par écrit, et transmise au médecin traitant. Le certificat d’inaptitude ne doit pas être confondu avec un arrêt maladie : il ne repose pas sur une pathologie mais sur une défaillance de l’environnement professionnel.
Enfin, la vidéo insiste sur l’importance d’anticiper la gestion de la maternité au sein des cabinets médicaux pour préserver la santé des collaboratrices, éviter les conflits et favoriser leur retour au travail.